Les violences faites aux femmes

Samedi 25 novembre, la journée de lutte contre les violences faites aux femmes.

 

Quel regard avoir sur les événements récents, les prises de parole de femmes agressées, violentées ? Sur les hashtags #balancetonporc, #metoo ? Sur les démissions hebdomadaires d’hommes d’affaires, de politiciens, d’acteurs, et autres en relation directe avec des situations de violences faites à une, et souvent plusieurs femmes ? Sur la quantité de femmes qui dénoncent, après de nombreuses années, des violences subies, souvent des violences sexuelles ?

Beaucoup de débats, de controverses à ce sujet.

Je souhaite me focaliser ici sur les moyens à développer pour lutter contre ces violences, ce qui pour moi est le cœur de ce sujet extrêmement sensible, qui me touche, en tant que psychologue bien sûr, et en tant que femme.

Je suis profondément convaincue, et j’aimerais vous convaincre que le meilleur moyen de lutter contre ces violences est d’avoir une vision multimodale et multi dimensionnelle.

Je m’explique.

Améliorons le système pour qu’en effet, comme il est dit dans de nombreuses associations, les victimes puissent porter plainte, être accueillies et hébergées, soient prises en charge psychologiquement, juridiquement, etc. de manière plus simple, moins laborieuse qu’aujourd’hui, sans honte, car la procédure juridique lorsqu’on est victime de violences est également un combat.

Imputons des peines aux agresseurs qui soient justement proportionnelles et surtout respectées, mettons en place un suivi psychologique optimisé et maximal.

Et surtout, travaillons aussi en amont de toutes ces agressions, agressions sexuelles et autres d’ailleurs, pour qu’un nombre maximum soient évitées.

L’éducation est un levier puissant pour cela. Éduquer à l’égalité, au respect, à toutes les valeurs qui construisent le rapport à l’autre avec justesse et équilibre. Éduquer à la curiosité de l’autre, éduquer à la soif de connaissance, de partage et d’échange, et non à la peur et à la violence.

Le second levier doit être la psychologie (et les disciplines qui y sont attachées). Pourquoi ?

Car la psychologie a pour mission de diagnostiquer les troubles psychiques, de déceler et prévenir les situations à risques, de trouver des outils adaptés aux besoins de chacun. Ce bien entendu en travaillant de concert avec les familles, les autres professionnels de santé, les éducateurs, les enseignants, etc.

  • Elle peut permettre d’amener les victimes à prendre conscience de la violence qu’elles subissent et à s’en défaire.
  • Elle peut permettre à des potentielles victimes de développer des ressources pour pouvoir se dégager immédiatement de situations de violences psychologiques ou physiques, et même parfois à les éviter.
  • Parce qu’elle peut enfin soulager la souffrance, et ainsi empêcher l’émergence de la violence chez des agresseurs potentiels. Car une personne violente est la plupart du temps une personne qui souffre, et qu’il est capital, pour moi, en tant que psychologue, de pouvoir leur proposer des solutions avant le passage à l’acte violent.

 

La valeur d’une société se reconnait dans la manière dont elle traite ses criminels.

Prenons soin des victimes, soyons à l’écoute des familles, punissons ET accompagnons les agresseurs du mieux possible.

 

Pour trouver des informations sur la marche à suivre en cas de situations de violences, voici quelques liens utiles :

 

https://www.femmes-solidaires.org/

 

http://stop-violences-femmes.gouv.fr/Les-associations-de-soutien-aux.html

 

 

Pour écouter le discours du 25 novembre du Président :

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *