Journée contre le harcèlement sexuel au travail

Ce matin en écoutant les informations, j’apprends que le 11 octobre est la journée contre le harcèlement sexuel au travail. Passé mon étonnement de ne pas avoir eu cette information plus tôt, je vais sur Google avec l’intention de cliquer sur l’icône et d’en apprendre plus sur cette journée.

Second étonnement lorsque je vois que l’icône google n’est que google aujourd’hui, et ne porte aucune enveloppe spéciale !

Je remarque néanmoins en dessous de la barre de recherche ceci : Aux côtés des filles du monde entier #FreedomForGirls

 Ah, quand même, il y a quelque chose !

Mais non, rien à voir, ou plutôt si, une vidéo d’un clip qui a pour titre Freedom de Beyonce. J’apprends du même coup qu’hier était la journée internationale des filles.

Que de manifestations internationales autour de la femme !

Une belle occasion pour faire un point sur ce qu’est le harcèlement et sur la marche à suivre lorsqu’on en est victime ou témoin.

Dossier complet et très bien fait sur le site du gouvernement : http://www.stop-harcelement-sexuel.gouv.fr/#body

Les conséquences psychiques d’un harcèlement sexuel sur la victime peuvent être nombreuses :

  • dépression
  • burn out
  • somatisation : douleurs psychiques sans origine physique liées à une souffrance psychique
  • angoisses
  • dérèglement émotionnel
  • insomnies

Il est donc extrêmement important de pouvoir identifier une situation de harcèlement pour pouvoir la dénoncer, qu’elle vous concerne ou qu’elle concerne un collègue.

Le harcèlement, qu’est ce que c’est ?

La loi donne une double définition du délit de harcèlement sexuel, selon qu’il s’agit de faits répétés ou d’un acte unique assimilé au harcèlement sexuel.

Le harcèlement sexuel est le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui :

  • portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant,
  • créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante.

Est également assimilé au harcèlement sexuel le fait, même non répété, d’user de toute forme de pression grave, dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle, pour soi-même ou pour un tiers.

La nouvelle loi couvre ainsi toutes les situations dans lesquelles des personnes peuvent faire l’objet de ce type d’agissements. Elle sanctionne les actes de harcèlement, qu’ils soient commis par un collègue, par un cadre sportif, par un formateur, par l’agent d’une autre entreprise ou par un supérieur hiérarchique.

Avec la nouvelle la loi, la qualification de harcèlement sexuel n’est plus liée à la recherche d’un acte de nature sexuelle ; des propos ou comportements répétés à connotation sexuelle portant atteinte à la dignité de la victime ou créant pour elle une situation intimidante, hostile ou offensante peuvent désormais suffire.

De même, que cette pression soit exercée au profit de son auteur ou au profit d’un tiers, dans les deux cas, il n’est pas nécessaire qu’il y ait une relation hiérarchique entre l’auteur des faits et la victime pour que les actes puissent constituer une infraction.

Si la loi s’est améliorée dans la reconnaissance des situations de harcèlement sexuel en ajoutant une close concernant des actes répétés à but sexuel réel ou apparent, il n’en est toujours pas plus évident d’identifier une telle situation en contexte. En cas d’actes répétés notamment, la souffrance (et ses symptômes) de la victime peut apparaître progressivement. Elle n’en est pas moins grave, au contraire, car c’est dans ce cas précis que la situation est difficile à identifier et qu’est peut se prolonger.

Quelques conseils simples pour mieux les déceler.

Comment reconnaître une situation de harcèlement sexuel ?

 

Si vous remarquez chez vous ou chez un(e) collègue plusieurs de ces signes, il est possible que vous soyez face à une situation de harcèlement sexuel

  • changement du comportement : perte de joie de vivre, modification de l’habillement, perte de motivation, de concentration
  • difficulté à l’endormissement, somnolence, insomnies
  • sentiments de colère, de frustration, réactions excessives, parfois agressives inexpliquées et apparemment sans fondement
  • sentiment de culpabilité apparemment sans fondement
  • repli sur soi, rumination, changements d’humeur, tristesse

Ces signes ne sont pas exhaustifs et peuvent être la conséquence d’une autre souffrance. Ils sont des réactions spontanées face à une agression. Il est donc essentiel d’observer ce qui se passe pour vous et autour de vous pour pouvoir entamer un dialogue avec une personne de confiance (entourage, professionnel) et pouvoir signaler la situation si besoin.

Et si la clef était l’attention à soi et à l’autre ?

Comment signaler ?

Vous trouverez toutes les informations pratiques sur le site http://www.stop-harcelement-sexuel.gouv.fr/#comment-agir

Vous pouvez vous faire aider pour entreprendre ces démarches, soit par un proche, soit par un professionnel comme un psychologue ou les membres d’une association.

Pour conclure

Le harcèlement sexuel touche de trop nombreuses personnes chaque année en France. Longtemps banalisé, complexe à encadrer par la justice et parent pauvre de la loi, les réformes juridiques de 2012 protègent les victimes de toutes formes de harcèlement et leur garantissent des droits et des dommages et intérêts. Si les démarches juridiques ne sont jamais une partie de plaisir, elles permettent la reconnaissance du statut de victime, la condamnation des coupables et peuvent ainsi aider à surmonter la situation traumatique que représente un harcèlement.

Évidemment, comme pour toutes situations toxiques, plus vite elle est identifiée et enrayée, plus vite la victime pourra commencer un travail pour s’en remettre. Il est donc de notre responsabilité à tous d’aider un collègue dans une telle situation. Il est parfois moins évident d’identifier une telle situation lorsqu’elle nous concerne.

Pas de solution miracle, juste de bons conseils : être bien entouré dans sa vie privée et/ou aller chercher de l’aide auprès d’un professionnel comme un psychologue en cas de doute, de questionnement, de mal-être.

Je rappelle que la plupart des victimes de harcèlement sexuel sont des femmes jeunes, célibataires, et tous les secteurs d’activités sont touchés.

 

Soyez attentif à vous même et à ceux qui vous entourent.

Mesdames, encore plus de vigilance pour nous !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *